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Tourisme

À Montreuil, des passionnés veulent sauver un patrimoine local : les murs à pêches



Les plus anciens datent du XVIIe siècle. Les murs à pêches, répartis sur une trentaine d’hectares à Montreuil (Seine-Saint-Denis), sont en danger. Ils ont été retenus pour figurer parmi les 101 sites du loto du patrimoine.

Sur une carte, c’est un écrin de verdure au milieu d’un océan de béton. Les quelque 35 hectares de murs à pêches à Montreuil (Seine-Saint-Denis) sont les derniers vestiges d’une tradition qui remonte au XVIIe siècle où la région était encore très rurale.

À l’époque, la ville est un haut lieu de l’horticulture. La vigne y est cultivée abondamment. Mais peu à peu, la construction des murs va permettre le développement d’une tout autre culture : celle des pêchers qui habituellement poussent en méditerranéenne.

« C’étaient des gens innovants ces horticulteurs. Ils ont inventé des serres sans essence, sans pétrole. L’inertie des murs préserve les arbres », explique ainsi Pascal Mage, président de l’association Murs à Pêches.

La chaleur accumulée par le mur la journée est restituée la nuit, ce qui permet aux pêchers de résister aux températures fraîches de la région de la fin de l’hiver. 

Des centaines d’hectares au XIXe

Ces murs ont été bâtis avec des matériaux trouvés sur place. Ils sont parfois recouverts de plâtre. D’une hauteur moyenne de 2,80 mètres, ils peuvent toutefois atteindre 3,5 mètres de haut.

Surtout, ils sont couverts d’un chaperon en forme triangulaire, fait en plâtre ou en tuiles. Cette spécificité régionale permet de protéger le mur mais aussi les cultures des fortes intempéries.

À l’âge d’or de l’horticulture montreuilloise, au XIXe siècle, ce sont plus de 350 hectares qui sont cultivés sur la commune et environ 500 kilomètres de murs édifiés. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 17 km, dont certains sont partiellement écroulés.

Des associations s’attèlent ainsi à les restaurer. « C’est impossible de leur donner exactement le même aspect qu’à l’époque. On n’a pas les mêmes outils ni les mêmes matériaux. Les plâtres, aujourd’hui, se font de manière industrielle. Ils sont plus lisses, plus blanc, et ont une plus courte durée de vie », raconte Solen Guedas de l’association Sens de l’Humus.

Les moyens nécessaires à la restauration et l’entretien de ces lieux sont colossaux. Prochaine étape pour eux : la construction d’un four à plâtre, comme dans l’ancien temps.

 

101 sites sélectionnés dont 9 en Île-de-France

Pour cette édition, un ticket de 15 euros est proposé à la vente et 1,76 euro est reversé à la Fondation du Patrimoine.

  • Le cellier médiéval d’Ourscamp à Paris         
  • Le château de Forges en Seine-et-Marne                   
  • Le bureau d’affrètement de Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines                           
  • Le parc Jacques-Boussard à Lardy dans l’Essonne    
  • La glacière Sud et la glacière-chapelle à Vanves dans les Hauts-de-Seine                                          
  • Les murs à pêches à Montreuil en Seine-Saint-Denis                          
  • Le colombier de Périgny dans le Val-de-Marne
  • La maison de Gérard Philipe à Cergy dans le Val-d’Oise      
  • Le fort de Cormeilles-en-Parisis dans le Val-d’Oise



Source France 3

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