« Cela ajoute encore du flou », disent les professionnels après le discours d’Olivier Véran



Mardi 29 décembre en soirée, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est dit réservé sur la réouverture des domaines skiables le 7 janvier. Les représentants des stations de ski estiment que les déclarations du ministre font peser une dangereuse incertitude pour les professionnels du tourisme.

Interrogé sur une possible réouverture des domaines skiables le 7 janvier lors du « 20 heures » de France 2, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclenché un début d’avalanche parmi les professionnels de la montagne en se montrant réservé sur une remise en marche des remontées mécaniques à la date prévue. En cause : les mauvais chiffres de l’épidémie de Covid-19, avec une moyenne de 15 000 nouveaux cas par jour. 

« Il paraît difficilement concevable à ce stade (…) de lever la totalité des contraintes », a concédé Olivier Véran. « Nous avons besoin de voir l’effet de Noël (…) l’effet éventuellement du Nouvel An. (…) Il y aura peut-être des aménagements », a-t-il ajouté. « Les décisions seront annoncées dans le courant de la semaine prochaine, lorsque nous aurons la totalité des informations à date », a précisé le ministre. 

Les représentants des stations de ski n’ont pas apprécié ce discours. « Je dirais que ce qui a été dit hier soir ajoute encore un peu de flou. Maintenant, il faut que le gouvernement se positionne clairement sur le 7 janvier. Nous sommes actuellement en pleine préparation pour ouvrir les domaines skiables à cette date. On ne peut pas nous dire trois jours avant que finalement on ne réouvre pas », confie Alexandre Maulin, le président des Domaines skiables de France. 

« Il ne faudrait pas tout détruire en quelques mois »

Même amertume dans la bouche de Jean-Luc Boch, le maire de la Plagne Tarentaise, qui possède l’un des plus vastes domaines skiables des Alpes. « On est plutôt inquiet après les annonces du ministre. Ce qui est catastrophique, c’est qu’au fil du temps on ne fait rien pour renforcer la capacité des hôpitaux. Il n’y a pas de lits supplémentaires en réanimation. La montagne française paye les pots cassés de cette mauvaise gestion. On est péniblement à 20-25% de taux de remplissage pour ces vacances de Noël. On a mis 70 ans à construire un modèle qui fonctionne pour les stations de ski. Il ne faudrait pas tout détruire en quelques mois », dit-il, dépité. 

Si les professionnels du tourisme d’hiver on  fait une croix sur bonne fréquentation en janvier à cause de l’incertitude concernant l’évolution de l’épidémie de Covid-19, ils estiment qu’une réouverture des domaines le 7 janvier permettra de rassurer les touristes pour les vacances de février. « Même si on arrive à ouvrir le 7 janvier, on sait qu’on va perdre beaucoup de monde sur ce mois-ci. Mais cela permettra de booster les réservations pour les vacances de février », poursuit Jean-Luc Boch. 

La frustration est d’autant grande pour les stations de ski, que la neige est au rendez-vous avec de nouvelles chutes conséquentes ce 30 décembre dans les Alpes et des flocons jusqu’en plaine.  

 



Source France 3

Autres articles

les viticulteurs veulent relancer la vente des vins après la crise du Coronavirus

adrien

Une cure d’austérité pour Amélie-les Bains et le Vallespir

adrien

les mobilisations prennent de l’ampleur dans les Alpes

adrien

Après la Lozère, la lutte contre les cyanobactéries s’étend aux rivières de l’Aveyron

adrien

Coronavirus : pas d’embellie pour le tourisme avant 2022 dans le Grand Est

adrien

le Train des Mouettes se met aux couleurs du Tour de France

adrien