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Tourisme

“C’est très calme” : le déconfinement ne profite pas encore aux hébergements touristiques du littoral picard


En ce premier week-end de déconfinement, on ne peut pas dire que cela se bouscule du côté des réservations hôtelières. Sur la côte picarde, si certains hôtels ont rouvert, ils demeurent encore bien vides.

« On avait des réservations pour ce week-end mais elles ont été annulées. C’était des personnes qui habitent à plus de 100 kilomètres et qui donc ne peuvent pas se déplacer, explique Océane, responsable de l’accueil de l’hôtel Le Neptune à Cayeux-sur-Mer. Pour le week-end prochain c’est pareil. Pour le moment, c’est très calme.« 

Même constat à Saint-Valery-sur-Somme. « Ça bouge pas…, s’inquiète Sabrina Devismes, la propriétaire de l’hôtel La Colonne de Bronze. On espérait des réservations pour le week-end de l’Ascension. Il va faire beau en plus, mais rien… » 
 

Les hôteliers espéraient un retour des touristes pour le week-end de l'Ascension, mais les réservations sont encore très peu nombreuses notamment à Saint-Valery-sur-Somme / © FTV
Les hôteliers espéraient un retour des touristes pour le week-end de l’Ascension, mais les réservations sont encore très peu nombreuses notamment à Saint-Valery-sur-Somme / © FTV

D’autant que pour le moment, le restaurant de l’hôtel est toujours fermé. « Quelques touristes ont appelé mais vu que le restaurant n’est pas ouvert, ça rebute un peu« , confie-t-elle.

Les bars et les restaurants seront fixés sur leur sort à la fin du mois de mai. Une réouverture pourrait être envisagée pour le 2 juin dans les départements verts. Ce qui n’est pas le cas de la Somme. En attendant donc les annonces du gouvernement, au restaurant du Neptune, on a trouvé une solution : « on fait de la vente à emporter avec un menu spécial qui marche très bien« , affirme Océane. 
 

« Même pour cet été c’est pas le rush »

Jeudi 14 mai, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé que les Français pouvaient partir en vacances et faire leurs réservations pour cet été, en dépit de la crise sanitaire. Pour autant, sur la côte picarde, les réservations pour juillet et août sont encore timides. 
 

« Je suis un peu inquiète, parce que même pour cet été c’est pas le rush« , indique ​​​​Sabrina Devismes, qui estime ses pertes depuis le début de l’année entre 120 et 130 000 euros. Même chose pour d’autres hôtels : « on a quelques réservations en juillet seulement« , nous confie le gérant de l’hôtel les Aviateurs au Crotoy. 

« On a rien en juin, mais on a des réservations à partir du 5 juillet« , confirme Clothilde Miot gérante de chambres d’hôtes à Saint-Quentin-en-Tourmont. « Ce sont des séjours relativement longs, ce n’est pas le cas d’habitude. Je pense que les gens qui devaient partir à l’étranger veulent se poser en France. À mon avis, cette tendance se poursuivra cet été« , affirme-t-elle

Assurer les règles de sécurité

Avec l’arrivée prochaine des clients dans un contexte de crise sanitaire, il faut aussi penser aux règles de distanciation sociale. Les hôteliers ont dû s’adapter. Port du masque, gel hydroalcoolique, affichage à l’entrée. Tous ont pris en compte ces nouvelles habitudes à adopter.

Des protocoles spécifiques de nettoyage sont aussi mis en  place. « On doit enlever les dessus-de-lit, les coussins décoratifs, nettoyer à chaque fois les couvertures« , explique Océane de l’hôtel Le Neptune. « Nous on ne fera pas les recouches, c’est-à-dire le ménage quand les clients sont encore dans la chambre. On leur donnera des serviettes propres chaque jour, mais on fera le ménage qu’au moment du départ« , détaille Sabrina Devismes. 

Pour certains, la mise en place de toutes ces mesures est un vrai casse-tête. « Je vais ouvrir la semaine prochaine, mais je vous avoue que je ne sais pas trop comment faire, notamment pour le petit-déjeuner », confie Dorothée Achard, gérante de l’hôtel Les Galets Bleus à Cayeux-sur-Mer. Si certains ont opté automatiquement pour le service en chambre, la gérante se demande si elle pourra ouvrir sa salle de restauration. « On n’a pas trop de directives. Tout est encore un peu flou.« 

À Saint-Quentin-en-Tourmont, Clothilde Miot, a déjà élaboré un système. « On mettra en place un planning et on fera en sorte que tout le monde ne soit pas dans la salle du petit-déjeuner en même temps, explique-t-elle. On réfléchit à tout ça encore, c’est pour ça que je ne me suis pas précipitée pour rouvrir, ce n’est pas évident, mais on espère que tout cela va bien se passer.« 
 





Source France 3

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