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comment la station de ski du Mont-Dore (Puy-de-Dôme) forme ses équipes


Jeudi 13 janvier, la station de ski du Mont-Dore, dans le Puy-de-Dôme, a organisé un exercice de sauvetage. Hypothèse de départ : une panne de télésiège et des skieurs à évacuer. L’entraînement a lieu une fois par an.

C’est un exercice de sauvetage grandeur nature qui a eu lieu ce jeudi 13 janvier à la station de ski du Mont-Dore, dans le Puy-de-Dôme. Il a démarré à 9 heures, sous un grand soleil. L’exercice consistait à évacuer des skieurs sur un télésiège. Cette année, l’entraînement était encore plus difficile qu’à l’accoutumée.  Christophe Boivin, directeur de la station du Mont-Dore, explique : « On a procédé à un exercice d’entraînement pour des évacuations de télésiège. C’est un exercice qui est obligatoire, qui se fait tous les ans. Cette année, on a choisi la zone la plus périlleuse de la station, la zone du Triplé : c’est la zone la plus difficile d’accès pour les secours et la plus compliquée techniquement pour redescendre les gens. Il s’agit du point haut d’un télésiège avec dessous des pentes assez importantes, avec des rochers ».

Il poursuit : « On simule un arrêt, comme s’il y avait un problème technique. On avait chargé les télésièges de salariés et de bénévoles. Ensuite, on met tout en place pour faire l’évacuation. On donne un top départ en disant que la remontée est en panne et on met tout en route pour l’intervention des pisteurs, des sauveteurs, de toutes les personnes formées aux remontées mécaniques. On les appelle des voltigeurs ».

Le directeur de la station décrit les différentes étapes du sauvetage : « L’opération consiste à monter au pylône, à s’attacher au câble porteur et à aller retrouver les panières. Ensuite les sauveteurs mettent une culotte aux victimes, comme pour le treuillage en hélicoptère, et ils descendent ensemble en rappel. Les victimes sont à 15 à 20 m de haut. On a aussi fait intervenir le PGM (peloton de gendarmerie de montagne) du Mont-Dore, qui souhaitait aussi s’entraîner et donner un coup de main. Mais on sait faire sans le PGM. Ils sont restés dans la partie basse, pour faire des évacuations ».

Christophe Boivin est très satisfait du déroulement de l’exercice : « L’opération a débuté à 9 heures et on a fini vers 11 heures. Ca s’est très bien déroulé. Le bilan est très positif. On a vu qu’il y avait une très bonne entente entre les équipes et une bonne coordination. C’est vraiment cela qui était le plus difficile, coordonner les différentes équipes. L’échange entre les personnes au sol et les personnes attachées aux câbles est parfois compliqué : dans le vent, et avec l’échange radio est difficile à réaliser ». Cet exercice a répondu aux attentes des sauveteurs : « Il y a avait une vingtaine de personnes à évacuer. On a mis moins de deux heures pour les évacuer, avec un minimum de voltigeurs. Quand on est en situation réelle, on a le nombre de sauveteurs pour dégager toute la ligne. Cette évacuation doit se faire sous 3 heures ».

Le directeur de la station ajoute : « Je suis très content. On a vu que le matériel était bien opérationnel. Comme on était dans la difficulté, avec des pentes importantes, l’exercice a permis de montrer qu’on était bien équipés. On a même mis une ligne de vie supplémentaire pour bien sécuriser tout le monde. Ca s’est très bien déroulé. La plus grosse difficulté ce sont les échanges. Les sauveteurs connaissent tous leur affaire, ils sont tous entraînés, ils maîtrisent leur matériel ».

Pour cette opération, 8 pisteurs et une quinzaine de voltigeurs étaient mobilisés. « C’est nécessaire de faire cet exercice tous les ans. Il s’agit d’un entraînement. Il faut aussi souligner qu’il y a du turn-over dans ces équipes. Il faut que les nouveaux apprennent les techniques » rappelle Christophe Boivin. Il insiste : « Ca rassure tout le monde de savoir qu’on est capables de mener à bien une évacuation. On a poussé l’exercice jusqu’au bout. On a aussi fait l’évacuation d’une personne handicapée. On avait des personnes à ski, surf. Toutes les configurations ont été étudiées ». Deux observateurs étaient également présents afin de tirer des enseignements de cette opération. Dans l’histoire de la station du Mont-Dore, il n’y a jamais eu d’évacuation réelle de skieurs bloqués sur un télésiège. Elle est toujours restée au stade de l’exercice.





Source France 3

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