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Courmayeur et son téléphérique classés parmi les 52 endroits à visiter pour « changer le monde », selon le New York Times


Courmayeur, en Italie, et sa Skyway Monte Bianco viennent d’être récompensées par le classement annuel du New York Times. La ville fait partie des 52 endroits à visiter en 2022 où « les voyageurs peuvent faire partie de la solution » pour sauver la planète.

Elle se classe 13e des endroits à visiter pour « changer le monde ». Courmayeur, ville alpine de la vallée d’Aoste en Italie, a été distinguée par le New York Times « pour avoir trouvé un équilibre entre le tourisme et la préservation d’un environnement où les glaciers sont menacés ».

Aux côtés du Chimanimani National Park du Mozambique, de la ville de Cleveland dans l’Ohio, ou encore de sa compatriote Chioggia, près de Venise, voici donc Courmayeur, la soeur jumelle des Alpes de notre Chamonix, classée parmi les 52 endroits à visiter dans le monde en 2022.

C’est du moins le choix du célèbre quotidien américain The New York Times. Chaque année, il affiche ses préférences. Critère retenu pour la sélection 2022 : être un endroit du monde où « les voyageurs peuvent faire partie de la solution » pour sauver la planète.

« Nous sommes très heureux de ce classement, se félicite Roberto Rota, le maire de Courmayeur. Non seulement c’est une belle promotion pour notre territoire, mais cela vient récompenser tous les efforts auxquels nous avons consenti ces dernières années en faveur de la préservation de l’environnement. »

L’édile évoque la réduction du trafic automobile dans les vallées Veny et Ferret, au pied du mont Blanc, mais aussi un système d’étude et de surveillance des glaciers d’avant-garde, avec la fondation régionale Montagna Sicura. Sans oublier la décision prise de réduire le nombre des permis de construire pour favoriser la rénovation des habitations déjà existantes.

Une marche en avant vers l’éco-responsabilité qui s’applique également à la Skyway, l’autre téléphérique du mont Blanc. Il permet, depuis le versant italien, de rejoindre la pointe Helbronner, à 3 466 mètres d’altitude. Une télécabine, le Panoramic Mont-Blanc, permet également aux touristes et aux alpinistes venus de Courmayeur de rejoindre l’Aiguille du midi de Chamonix à l’arrivée de la Skyway.

Achevé en 2015, le téléphérique italien prévoit de faire baisser sensiblement son impact sur l’environnement en augmentant de près de 10 % le volume de ses déchets triés, en baissant de 15 % sa consommation d’énergie et de 8 % ses émissions directes de gaz à effet de serre. Il est le fruit d’un investissement conséquent de la région vallée d’Aoste, autour de 140 millions d’euros.

« C’est une très bonne nouvelle pour nous aussi », se réjouit de ses bureaux chamoniards Antoine Burnet, le directeur commercial et marketing de la Compagnie du Mont-Blanc. « L’arrivée de la Skyway côté italien en 2015 nous a permis de renforcer notre collaboration, explique le responsable du téléphérique de l’Aiguille du midi. Ce qui n’était pas forcément une évidence. »

En 2015, l’absence de représentants français lors de l’inauguration du nouvel ouvrage italien traduisait bien les inquiétudes du moment. Fort de ses 500 000 visiteurs par an, le téléphérique de l’Aiguille du midi allait-il se faire manger sa clientèle par son concurrent italien à la capacité et au design futuristes ?

« En fait, on en a profité pour signer un contrat de collaboration entre les deux sociétés gestionnaires des deux équipements, explique encore Antoine Burnet. Etant donné notre bonne implantation sur des marchés comme l’Asie, il a été convenu que nous assurerions la promotion de la « way en même temps que celle du téléphérique de l’Aiguille du midi. On en a aussi profité pour inclure notre partenaire italien dans notre forfait Mont-Blanc unlimited »

Résultat du rapprochement, le nouvel équipement italien a vu, dès sa première année d’exploitation, sa fréquentation augmenter aux alentours de 250 000 passages, sans que son homologue français en souffre trop. 

« La vraie concurrence, elle n’est pas entre nos deux équipements. Nous avons tout à gagner de notre complémentarité. Après tout, notre richesse vient de ce que l’on propose : deux visions du même massif. Nos vrais concurrents, ce sont les Suisses avec la Jungfraujoch ou Glacier 3000 », selon Antoine Burnet.

Sur le toit de l’Europe, que ce soit Courmayeur ou Chamonix qui soit primée, c’est finalement tout le massif du Mont-Blanc qui remporte la mise.

Aux côtés de Courmayeur, deux autres sites italiens ont retenu l’attention du classement américain. Chioggia, au sud de Venise, « une ville ancienne qui offre une histoire, une architecture et offre une soupape d’échappement aux excès du tourisme vénitien ».

Mais aussi Naples, « une cité où les habitants retroussent leurs manches contre le réchauffement climatique. Une ville où explorer à pieds est une solution. »

Côté français, la Normandie se voit retenue. Une région dont les « pistes cyclables respectueuses de l’environnement pourraient inspirer les peintres impressionnistes ».





Source France 3

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