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Tourisme

Déconfinement : les six départements de PACA en “vert“ ou en ”rouge”, on fait le point


A partir de jeudi 30 avril, le directeur général de la santé Jérôme Salomon présentera une carte de France bicolore, chaque jour. Cette carte indiquera le degré de déconfinement appliqué à la zone à partir du 11 mai, plus ou moins stricte. 
 

Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse, de quelle couleur seront nos six départements ? Pour la grande majorité, le virus progresse désormais plus lentement. Pour Renaud Muselier, président de la région, ils doivent être « verts ».

« Les six départements de la région doivent être classés « verts » »

Pour Renaud Muselier, président de la région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur, « c’est le seul moyen de retrouver nos libertés au plus vite. » 

A ce jour, mercredi 28 avril, 1 666 personnes sont hospitalisées dans la région (moins 19 personnes) et 287 personnes sont en réamination (moins une personne comparé à la veille). 

Trois critères

Pour arriver à être classés « verts », les départements devront remplir trois critères. Premier critère pris en compte : « Le taux de cas nouveaux dans la population sur une période de sept jours. » Si celui-ci reste élevé, le département concerné sera alors considéré comme une zone de transmission active. Deuxième critère : la tension des « capacités hospitalières régionales en réanimation ». Troisième critère : le degré de préparation du « système local de tests et de détection des cas contacts ».
 

Quels changements ? 

Dans son discours, Edouard Philippe a donné quelques précisions sur le rôle de cette cartographie. Par exemple, dans les départements en vert, les parents pourront, s’ils le souhaitent, renvoyer les bébés en crèche (par groupes de dix maximum) et les enfants en maternelle et à l’école primaire dès le 11 mai. Mais ce n’est qu’à partir du 18 mai, que la réouverture des collèges sera envisagée, en commençant par les 6e et 5e. 

Pour Charles-Ange Ginésy, président du département des Alpes-Maritimes, il est important que son département soit classé vert : « Cela va permettre à la vie scolaire de reprendre, les parents pourront aller travailler, cela permet au secteur commercial de reprendre des couleurs ! Je ne parle même pas de l’aspect touristique, dans un département comme le nôtre, en grande souffrance » explique-t-il.

Le président du département souligne tout de même « un échec de l’état » : « quand j’entends le Premier ministre qui dit s’en remettre aux territoires, c’est le constat que la mission de l’état n’est plus assurée. On n’a pas les moyens de la santé. On ne met pas tous les citoyens sur un pied d’égalité. »
 

Premier critère : les nouveaux cas 

De nombreux indicateurs permettent d’indiquer si la circulation du virus reste active. Le nombre de décès à l’hôpital est l’un d’entre eux. Sur cette courbe, on voit qu’en PACA, son évolution varie quotidiennement. Le 28 avril 2020, 9 personnes sont décédées du coronavirus, 25 le 27 avril. 
 

Variation quotidienne de décès à l'hôpital en PACA. / © Santé publique France, 28 avril 2020
Variation quotidienne de décès à l’hôpital en PACA. / © Santé publique France, 28 avril 2020

Santé publique France souligne que les services des urgences enregistrent une tendance à la baisse des recours pour COVID-19 dans la région. Même tendance pour les hospitalisations ou les admissions en réanimation, la tendance varie selon les départements.

 

 
Aves 966 personnes hospitalisées les Bouches-du-Rhône reste le département le plus touché de la région. 
Cependant, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin n’a aucun doute : « Le département (nldr: Bouches-du-Rhône) devrait être en vert, car nous avons fait d’énormes efforts, entre les tests, les distributions de masques et notre recherche médicale de top niveau ».
 

Deuxième critère : la capacité hospitalière 

La capacité hospitalière sera un élèment déterminant pour classer un département. Par exemple, dans les Alpes-de-Haute-Provence, au plus fort de l’épidémie 52 lits de réanimations étaient disponibles dans les hôpitaux de Dignes-les-Bains et Manosque. Aujourd’hui, une personne ce trouve en réanimation.

 

Le président du Conseil départemental des Alpes de Haute-Provence René Massette espère bien obtenir la couleur verte pour son territoire :

« Nous avons très peu de cas ici. Nous déplorons 12 décès, la plupart dans un Ehpad. Toutefois, le nombre de morts est inférieur à celui du mois de mars 2019. »

La densité de population sera également une donnée à prendre en compte « le virus circule peu. Il faut dire que notre département est peu peuplé. On ne compte que 23 habitants au kilomètre carré » explique René Massette. 

On peut donc estimer que le département des Alpes de Haute-Provence pourra facilement être classé « vert ».

Dans les Alpes-Maritimes, au 28 avril 2020, 276 personnes sont hospitalisées (moins trois comparé à au bilan de la veille) et 47 sont en réanimation (moins une comparé à la veille). Au plus fort de la crise sanitaire, 87 personnes étaient en réanimation le 6 avril 2020. On note donc clairement une amélioration de la situation. 

Le président des Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginésy, confirme cette amélioriation « Les chiffres signifient que les efforts ont payé. Je pense que nous devons être classé vert, nous sommes pas véritablement un département qui a été fortement impacté par le covid-19. Nous n’avons pas dépassé nos capacités en réanimation, on a su très tôt s’adapter et mettre gestes les barrières en partique » explique-t-il. 

Les risques de second pic en cas de déconfinement sont plus élevés dans les Alpes-Maritimes au vu de la densité de population, 252 habitants au km².

Sur twitter, le maire de Cannes a annoncé « travailler pour clarifier, puis appliquer les mesures adéquates au vu (…) des cartes des départements qui seront présentées jeudi » (nldr: jeudi 30 avril).
 

Troisième critère : système local de test 

Pour le moment, impossible de savoir si la région est prête, mais de nombreux tests sont désormais organisés par les laboratoires ou les CHU. Comme ici, dans le Vaucluse ou encore là dans les Bouches-du-Rhône ou dans les Alpes-Maritimes pour les soignants.
Une étude  est par ailleurs menée au CHU de Nice pour améliorer la fiabilité des tests.

 





Source France 3

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