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Tourisme

Découvrez les joyaux de la cité épiscopale d’Albi pour ses 10 ans au patrimoine mondial de l’UNESCO


Voici 10 ans que la cité épiscopale d’Albi est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette reconnaissance lui a permis de doubler son nombre de visiteurs chaque année. Sa cathédrale, son palais, son pont, son cloître : découvrez ces joyaux tarnais connus à travers le monde.

L’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, le 31 juillet 2010, d’Albi ne se limite pas à un seul monument. La cité épiscopale s’étend sur un périmètre de 20 hectares correspondant à 4 quartiers médiévaux : Castelviel, Castelnau, bourg Saint-Salvi, Combes et berges du Tarn. Dans cette zone se situent 4 joyaux architecturaux et patrimoniaux : la cathédrale Sainte-Cécile, le palais de la Berbie, la collégiale Sainte-Salvy et le Pont-vieux. Des lieux à visiter au moins une fois dans sa vie.

La plus grande cathédrale de brique du Monde

La cathédrale Sainte-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile

© MaxPPP

Impossible de ne pas la voir. Sa silhouette domine la rivière du Tarn et tous les autres bâtiments d’Albi « la rouge ». Austère et imposante, elle est la plus grande cathédrale de brique au monde. De style gothique méridional, ses dimensions suscitent le respect : 113 m de long et 35m de large et un clocher de 78m de haut. Mais il suffit d’entrer à l’intérieur de l’édifice pour découvrir de la couleur et de la légèreté toute gothique. 

Ses 18 500 m² de fresques et décorations font de la vieille dame la plus grande cathédrale peinte en Europe. Une véritable Bible illustrée pour les croyants d’une époque où lire n’était pas si courant. 

Son jubé, véritable dentelle de pierre, cache le choeur des chanoines dont le déambulatoire expose 200 statues ciselées par des Maîtres bourguignons. L’ensemble statuaire de la fin du Moyen-Age, le plus important de France.


L’ancien palais des Evêques

La cour intérieure du Palais de la Berbie

La cour intérieure du Palais de la Berbie

© AFP

Autrefois, il accueillait les évêques. Aujourd’hui, c’est le peintre Toulouse-Lautrec qui est le maître des lieux. Le palais de la Berbie est l’écrin du musée consacré au peintre impressionniste Albigeois. Son nom, il le doit à la langue Occitane : le mot « bisbia », issu du latin episcopia, signifiant « évêché », a été déformé et est devenu Berbie.  
Construit au XIIIème siècle, sa vocation première est d’être un château. Au fil des siècles, son architecture militaire est restée mais a été aménagée pour le transformer en résidence d’agrément.
Les jardins du Palais sont l’un des points de découverte favoris des visiteurs et des Albigeois.

L’ancienne place d’armes est devenue un superbe jardin classique d’où l’on peut admirer les berges et les ponts du Tarn. En se retournant, le visiteur pourra admirer la Cathédrale Sainte-Cécile et pourquoi pas apercevoir ce couple de faucons pèlerins niché depuis 20 ans dans le clocher de l’édifice religieux. 


Le cloître caché de Saint-Salvi

Le cloître Saint Salvi

Le cloître Saint Salvi

© Mairie d’Albi

Le visiteur a deux moyens de répérer la collégiale Saint-Salvi dans la cité épiscopale d’Albi. Il lui suffit de tendre l’oreille et écouter son carillon, reconnaissable entre mille, sonner sur les coups de midi ou scruter cet édifice où la pierre blanche se mélange à la brique. Un mélange de matériaux intervenu au XIIIe siècle lors du passage du style roman au style gothique.

Mais le trésor de cette église du nom du 1er évêque de la ville d’Albi au VIème siècle est un secret bien gardé. Son cloître, construit en 1270, se situe à l’écart du flux de touristes. Il faut savoir y accéder pour admirer ses arcades donnant directement sur les anciennes cellules des chanoines. En son centre, un jardin dans lequel étaient cultivées herbes aromatiques et médicinales. 
Il parait que si vous regardez attentivement les briques des murs sous les arcades, vous apercevrez les traces des doigts des briquetiers qui les ont modelées et cuites.


Un pont vieux de 1 000 ans

Au premier plan, le Pont-vieux

Au premier plan, le Pont-vieux

© MaxPPP

Malgré son âge (très) avancé, il permet toujours aux Albigeois de traverser le Tarn. Le Pont-vieux d’Albi a près de 1000 ans. Il fait pourtant partie des ponts d’origine médiévale encore en service. 
Imaginez ce pont, long de 151m, verrouillé de part et d’autre par des ponts levis, d’où les arches plus étroites que l’on observe aux extrémités. Il était défendu en son centre par la tour fortifiée Notre Dame, aujourd’hui disparue.
Construit en 1040, ce pont de 151 mètres de long était à l’origine fortifié avec des ponts levis et une tour de garde. Au XVIème siècle, ce sont des maisons à colombages de 60 à 80 m² qui y sont construites. Chevauchant la chaussée, le logement de 11 familles, des tanneurs, des cordonniers, des tisserands, y vivaient

Carrefour important, Albi au XIIe siècle accueille de nombreuses foires et marchés. Le Pont-vieux est un point de passage obligé et l’endroit parfait pour faire payer un taxe. Ne vous inquiétez pas. Aujourd’hui, vous pourrez le traverser sans dépenser le moindre centime. 





Source France 3

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