Image default
Tourisme

la maison de Colette mise en péril par la crise du coronavirus


L’association qui gère la maison de la célèbre écrivaine, Colette, née à Saint-Sauveur-en Puisaye, appelle à l’aide. Elle ne dispose d’aucun fonds propres et ne bénéficie d’aucune subvention publique. Sa trésorie dépend de la fréquentation du site et des dons qu’elle reçoit. 

A Saint-Sauveur-en-Puisaye, la maison de Colette ne reçoit plus de visiteurs. Elle est fermée depuis quatre mois. Impossible pour l’instant de prévoir une date de réouverture.

Les mesures sanitaires imposent une distanciation physique incompatible avec la configuration des lieux. Les pièces sont petites, les couloirs sont étroits, ce qui complique l’organisation des visites. 

« Dans une petite maison de village qui est meublée, au lieu de 15 à 18 personnes on ne peut accueillir que deux à 3 personnes », regrette Frédéric Maget, le directeur de l’association La Maison de Colette.

« Quand on n’a plus de visiteurs et déjà 40% de perte de chiffre d’affaires, quand on ne sait pas comment on va pouvoir accueillir les gens, c’est compliqué« .

Les pièces de la maison de Colette, comme ici la cuisine, ont une superficie de 10 mètres carrés.

Les pièces de la maison de Colette, comme ici la cuisine, ont une superficie de 10 mètres carrés.

© France 3 Bourgogne

La maison de Colette, classée monument historique et labellisée « maison des illustres » reçoit habituellement 15 000 visiteurs par an.

Les réservations pour les mois d’avril et mai ont dû être annulées, alors que certains jours jusqu’à 250 visiteurs étaient attendus. La saison estivale a commencé, les vacances approchent.

L’association qui gère la maison de Colette se désespère de ne pouvoir rouvrir alors qu’elle a de nombreuses demandes chaque jour. 

L’association espère l’assouplissement des mesures sanitaires. Sans une aide rapide et exceptionnelle de l’Etat et des collectivités locales (région et département), elle ne peut compter que sur ses propres fonds pour assurer ses frais de fonctionnement.

« L’ association gére le site en autofinancement à 100% et doit payer les guides, le personnel, l’entretien… Elle ne peut pas arriver à l’équilibre économique qui est déjà très compliqué à atteindre« , dit Frédéric Maget. 

C'est dans cette maison que la romancière Colette a vécu, depuis sa naissance jusqu'à ses 18 ans. Achetée en 2011 par l'association "La maison de Colette" elle a ouvert ses portes au public en 2016.

C’est dans cette maison que la romancière Colette a vécu, depuis sa naissance jusqu’à ses 18 ans. Achetée en 2011 par l’association « La maison de Colette » elle a ouvert ses portes au public en 2016.

© France 3 Bourgogne

« Pour traverser la crise, il nous faut trouver des moyens publics et privés afin d’éviter d’arriver à la fin de l’année avec un déficit qui pourrait conduire à une fermeture si la situation perdure », ajoute Jean-François Bregy, le président de l’association de la Maison de Colette.

« Aujourd’hui, nous sommes encore au moment où on peut rattraper la situation. On ne demande pas des choses extraordinaire mais de nous soutenir suffisamment pour assurer la pérennité du site ».  

Sur son site internet et dans la rubrique nous soutenir, l’association rappelle que les dons qui lui sont versés sont déductibles des impôts.

Les dons peuvent être versés en ligne sur une plateforme de financement participatif. 

Reportage : Baziz Djaouti / Claude Heudes

Montage : Rachel Nectoux

Intervenants :  

– Frédéric Maget : Directeur de la Maison de Colette

– Jean-François Bregy : Président de l’association de la Maison de Colette

 





Source France 3

Related posts

Déconfinement phase 2 : ce qui change (ou pas) en Corse à partir du 2 juin 

adrien

Pyrénées-Orientales : la RN 116 coupée, le soulèvement de la route était-il prévisible ?

adrien

l’aire de services La Charoulaise sur la voie verte séduit les promeneurs, cyclistes, rollers…

adrien