la SNSM garde un oeil sur les baigneurs et leurs gestes barrières



Les personnels de la SNSM ont bien été formés à des techniques de sauvetage pour tenir compte des risques de contagion du Covid-19. Mais ont-ils vraiment une mission de prévention pour encourager les vacanciers à respecter les mesures barrières ?

Plage de Toulhars, à Larmor-Plage, la surveillance de la plage commence à 13 h. C’est la SNSM qui est en charge de cette mission, comme sur une grande partie de l’agglomération lorientaise. Quatre personnes se relaient sur la semaine : chaque journée, trois sont sur la plage, la quatrième est en repos. La vigie de la SNSM est installée en surplomb de la promenade, le long de la plage. De là-haut, on peut voir les vacanciers répartis sur le sable, souvent en famille ou en couple plus rarement en petits groupes.
 

Pas de vacances pour le Covid-19

La crise sanitaire liée au Covid-19 est toujours présente, alors pour la plupart des vacanciers, la prudence est de mise et les consignes sanitaires de distanciation physique sont globalement respectées. C’est ce qu’explique une habituée : « On s’éloigne des autres personnes, c’est comme ça tout le temps, de toutes façons, les gens ne sont jamais les uns sur les autres et si vous regardez, on voit bien que les gens font attention quand même. »

Pour un petit groupe de jeunes gens sur la plage, la notion de danger s’est un peu évaporée au soleil. Ils veulent oublier les contraintes et négligent un peu les gestes de protection mutuelles. La prévension contre l’épidémie passe après le plaisir d’être ensemble : « À mon avis, dit l’un d’eux, c’est loin d’être respecté, le Covid on en a tous un peu… ». Un autre lui fait écho « On l’a tous un peu oublié, c’est l’été quoi !« 

 

Double rôle pour la SNSM ?

Certains vacanciers se dirigent vers l’écume des premières vagues, d’autres sont déjà en train de nager. La sentinelle contrôle avec ses jumelles certaines situations plutôt sur l’eau que sur la plage. Un collègue sauveteur est tout proche, prêt à intervenir avec lui, le troisième est au bord de l’eau, au milieu de la plage avec son talky et sa bouée de sauvetage. Tout pour éviter une noyade.

Ce n’est pas notre rôle…

Robert Bricheteau, chef de secteur SNSM Lorient agglo

Du point de vue des sauveteurs, la prévention contre le virus passe après la sécurité des baigneurs. Le secteur à surveiller est important. Pour le plus haut responsable local de la SNSM, Robert Bricheteau, sa mission première est d’observer ce qui se passe sur l’eau mais pas de se soucier des distanciations sociales sur la plage. « On fait de la prévention quand on passe à côté des gens, lorsqu’on voit qu’ils ne sont pas de la même famille et qu’ils sont trop proches, mais en règle générale, on peut constater qu’ils sont bien écartés.« 


Sauver des vies avant tout

Sur le poste de secours tenu par la SNSM, il y a bien des mesures particulières : gel hydroalcoolique, affichage des consignes ou encore barrières d’accès au poste. Covid oblige, les sauveteurs ont été formés à des techniques adaptées face aux risques de contaminations. Alors quand le besoin s’en fait sentir ils font bien aussi un peu de prévention sur le sable, mais la mission de ces sauveteurs est avant tout de sauver des vies au cours de la baignade.

On peut se servir de notre mégaphone

Youenn Le Bot

Youenn Le Bot, le chef de poste SNSM, précise quand même que s’il y a beaucoup de monde sur la plage et qu’un gros groupe se forme, alors il peut se servir de son mégaphone. Mais il ajoute que si des situations à risques venaient à se produire, ce serait la police municipale qui serait chargée d’intervenir.

 



Source France 3

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