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La station balnéaire Stella-Plage près du Touquet, dans le regard d’Anne-Charlotte Moulard


Quand les touristes désertent la station balnéaire de Stella-Plage sur la Côte d’Opale, la photographe Anne-Charlotte Moulard en profite pour réaliser ses clichés. Depuis une dizaine d’années, la jeune artiste photographie la commune où elle a passé son enfance.

Sur ses photos de Stella-Page, des espaces vides, des maisons aux volets clos, un  monde dépeuplé. On pourrait penser que les clichés ont été pris en période de confinement… et pourtant, ce n’est pas le cas. Anne Charlotte Moulard crée dans ses images le sentiment d’absence, le bord de mer en sommeil.


© Anne Charlotte Moulard

Une invitation au rêve

La jeune photographe a passé son enfance dans cette petite station balnéaire, située entre Berck-sur-Mer et Le Touquet, qui vit au rythme des marées de touristes. « J’ai grandi ici, j’ai toujours vu des gens venir et quitter la commune après les vacances. Les rues qui s’animent et se vident. J’aime ce côté d’abandon qui ouvre au rêve ! »

Stella-Plage, dans le regard d’Anne-Charlotte Moulard

 

Depuis une dizaine d’années, la jeune photographe réalisatrice arpente les rues de la commune, appareil photo en bandoulière pour capter des moments de poésie. Des moments de grâce visibles actuellement sur le compte Instagram de l’artiste.

Une ville en cinémascope

« J’aime déambuler pour aller à la recherche de l’incongru, de la rencontre. J’aime les détails insolites, insignifiants qui jalonnent nos vies », explique-t-elle. « Je trouve que Stella-Plage a un côté cinématographique. J’ai grandi bercée par les films de Sergio Leone. Je retrouve ici l’ambiance cinémascope de ses réalisations. »

Ce n’est pas un hasard si une des scènes du film « Les Valseuses » de Bertrand Blier a été tournée ici à Stella-Plage. La jeune femme utilise d’ailleurs un appareil photo argentique pour ce travail. « C’est mon père qui me l’a donné. Cet appareil l’a accompagné pendant toutes nos vacances. Travailler en argentique permet de se poser et de prendre le temps. Le temps de réfléchir davantage à ses cadrages, à son intention. » 

 

Eloge de l'ordinaire

Eloge de l’ordinaire

© Anne-Charlotte Moulard

D’étranges rencontres

Dans cette ville hors du temps, un peu désuète hors saison,  Anne-Charlotte Moulard prend donc le temps de trouver le détail un peu surréaliste qui apportera la dimension poétique à sa photo. Dans ses clichés, pas de moquerie, mais beaucoup de tendresse. Elle porte sur le monde qui l’entoure un regard malicieux.

Ici un chien qui pose devant le camping-car de son maître, là un Mickey caché derrière une fenêtre. « Ce Mickey, je l’ai fait un jour de grand soleil. Certainement que la lumière m’a éblouie, j’ai simplement  tourné la tête en cherchant sans chercher et je suis tombée nez à nez avec Mickey qui m’a fait de l’oeil. »

Depuis dix ans qu’elle réalise ce travail photographique, Anne-Charlotte Moulard a accumulé près de 300 clichés qui portent aussi un regard sur l’évolution de la ville. Elle espère pouvoir présenter son travail quand la situation sanitaire le permettra. 

Mais pour l’heure, elle appréhende quelque peu cette nouvelle période de confinement. « J’ai peur que beaucoup de gens viennent ici pour profiter du grand air et rendent la ville trop belle, trop lisse. Qu’elle perde son âme… »





Source France 3

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