Image default
Tourisme

laissez-vous guider par Hervé Leroy et son bâton de marche


La Bretagne regorge de trésors, de sites à découvrir et qui mieux que ceux qui y vivent pour nous servir de guide ? En centre Bretagne, le lac de Guerlédan est un paradis pour amateurs de tourisme vert. Et pour les amoureux de vieilles pierres, étape incontournable : l’abbaye de Bon-Repos.

Fondée au XIIe siècle, au cœur de la forêt de Quénécan, sur les bords du Blavet et du canal de Nantes à Brest, l’ancienne abbaye cistercienne de Bon-Repos a pendant près de deux siècles été laissée à l’abandon. Il ne restait que des ruines quand une poignée de passionnés a décidé de lui redonner vie. 

En 1986, ils créent l’association des compagnons de l’Abbaye de Bon-Repos et lancent des travaux de restaurations. Ils vont durer 20 ans, avant que le site n’accueille ses premiers visiteurs. 

Parmi les pionniers de cette belle aventure, Hervé Leroy s’est installé il y a 35 ans à une dizaine de kilomètres de Bon-Repos. Animateur scolaire, et moniteur d’éducation physique, « ici, explique-t-il, on est dans un monde à part. Le fait d’être dans la nature me permet de faire chaque jour de nouvelles découvertes. »

 

L’Abbaye de Bon-Repos

 

Au bord du canal de Nantes à Brest, l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Bon-Repos vous accueille pour une halte culturelle et historique.

Au bord du canal de Nantes à Brest, l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Bon-Repos vous accueille pour une halte culturelle et historique.

« Ma première rencontre avec Bon Repos, c’était, je dirais 1982. Je recherchais des itinéraires destinés à relier différents sites autour du lac de Guerlédan pour le compte d’une association. En sortant de la forêt de Quénécan, j’ai découvert l’abbaye, ça a été un flash. Imaginez, vous sortez de trois-quatre heures de marche, d’errance dans la forêt et vous tombez sur un immense bâtiment en ruine, en friche, mais dont on sent bien qu’il est chargé d’histoire. J’ai tout de suite été marqué par son empreinte. Je suis tombé sous le charme et depuis je ne m’en lasse pas. »
 

D’hier à aujourd’hui

 

Au centre du cloître, une oeuvre de l'artiste écossais Trevor Leat : "L’arbre à vœux".

Au centre du cloître, une oeuvre de l’artiste écossais Trevor Leat : « L’arbre à vœux ».

© Hervé Le Roy

« L’abbaye a été fondée au XIIe siècle par Alain III de Rohan. Ça a d’abord été un monastère, un lieu de spiritualité. Et puis petit à petit, tout autour, il a commencé à y avoir une vie. Aujourd’hui, Bon-Repos, c’est un site d’exposition et de résidence d’artistes, c’est le pont, la forêt de Quénécan qui vient se jeter dans la rivière, le canal qui a été creusé au XVIIèùe siècle, un lieu de villégiature, de promenade, de résidence pour une cinquantaine d’habitants environ. Avec son marché le dimanche matin où les gens du pays et les gens de passage se retrouvent. » 

« Ici, tu prends ton bâton de marche, et à chaque pas, tu vas découvrir quelque chose de nouveau. C’est ça qui est beau. » 


 

Les Forges de Salles

 

Les Forges du Salles, un patrimoine industriel unique en Bretagne.

Les Forges du Salles, un patrimoine industriel unique en Bretagne.

© Hervé Le Roy

« Les Forges de Salles, c’est un site sidérurgique, d’anciennes forges à bois datant du XVIIème siècle et situées dans la forêt de Quénécan où était extrait du minerai de fer. Entre le village où logeaient les ouvriers et leurs familles, et le château qui appartenait aux propriétaires des établissements, on peut voir le haut-fourneau dont l’activité a cessé en 1877. Mais je ne peux m’empêcher d’imaginer qu’il rêve encore de cracher son minerai et son mâchefer. » 

« Toute l’histoire est racontée à travers des visites organisées tous les jours. » 

 

Les allées couvertes du Liscuis

 

Les allées couvertes, de superbes sépultures mégalithiques.

Les allées couvertes, de superbes sépultures mégalithiques.

© Hervé Le Roy

« Sur les landes du Liscuis, à deux kilomètres au-dessus de Bon Repos, se trouve le plateau des landes et d’anciennes sépultures néolithiques vieilles de 3-4 mille ans environ. Trois ont été recensées par le département et leurs accès aménagés pour les protéger. À partir de là, on peut se rendre jusqu’à Gouarec. C’est un paysage de gré et d’ardoise avec d’anciennes carrières flanquées dans la colline. » 

« Dans le prolongement, il y a aussi ce qu’on appelle les crêtes où on voit vraiment la roche ressortir, et s’effondrer dans la rivière du Daoulas, une petite rivière qui coule dans la vallée avant de se jeter dans la rivière du Blavet à Bon Repos. »

« Quand tu es là-haut, tu es dans les landes au milieu des odeurs de bruyères, de fougères. Pour moi, ce sont des espaces d’errances fabuleux. »


 

Le lac de Guerlédan

 

Le lac de Guerlédan dans son écrin de verdure.

Le lac de Guerlédan dans son écrin de verdure.

© Hervé Le Roy

« Le lac, c’est un espace de 13 km de long d’est en ouest, qui a été créé pour alimenter le barrage de Guerlédan et son usine électrique construite dans les années 20 et inaugurée en 1930. » 

« Moi, je l’ai découvert, en pratiquant la voile, le canoë, en me promenant au bord, et en faisant de l’escalade sur les contours rocheux. 


 

Au bord du lac, ce rocher a été équipé pour les amateurs d'escalade.

Au bord du lac, ce rocher a été équipé pour les amateurs d’escalade.

© Hervé Le Roy

« C’est donc un site en pleine nature mais qui n’est pas naturel, et quand tu es dessus, tu sens qu’il y a une âme qui remonte du fond. Et c’est la chance que nous avons pu avoir en 1985 et en 2015. Tous les 30 ans le lac est vidé, c’est une obligation pour vérifier les installations d’EDF, et qui permet pendant plusieurs mois de redécouvrir la vallée du Blavet, le canal de Nantes à Brest. Il y a là, à 25 ou 30 mètres de profondeur, 17 écluses construites par Napoléon. C’est vraiment fabuleux. » 

Ainsi s’achève notre balade en compagnie d’Hervé Le Roy. Pour plus d’informations cliquez sur Lac de Guerlédan ou Abbaye de Bon-Repos. 

 



Source France 3

Related posts

Déconfinement : pas de date de réouverture fixée pour le centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane

adrien

Sur l’île d’Aix, le port du masque pourrait devenir obligatoire pour éviter la fermeture des commerces

adrien

Du Bergeracois au Bordelais, les vignobles proposent de profiter des premiers week-ends de déconfinement

adrien