le chemin de la liberté, une balade contée à Ramatuelle dans le Var


L’Histoire est au coeur de cette randonnée, celle de la résistance et du débarquement de Provence. Contée par Jean-Charles Meyer, intarrissable sur la vie à Ramatuelle dans le Var.

Le 27 mai 1943 se tenait la première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance (CNR) présidée par Jean Moulin. La date du 27 mai est depuis 1994 celle d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du CNR. A cette occasion de cette journée nationale de la Résistance, nous vous proposons une découverte.


Depuis la ferme où ils étaient regroupés, jusqu’au rivage de la plage de l’Escalet, Jean-Charles Meyer nous emmène sur les pas des résistants, de ceux qui se cachaient pour fuir en sous-marins vers l’Afrique du Nord.

Point de départ des sous-marins

C’est une visite pleine anecdotes, de petites histoires dans la grande. Trois kilomètres au fil du récit de Jean-Charles Meyer, trois heures sur le parcours de ceux qui échappaient à la France occupée, membres des services de renseignements, résistants… 

Le point de départ, c’est la ferme Ottou, endroit où se regroupaient les gens qui devaient partir de l’autre côté de la Méditerranée. De cette ferme, à travers bois, ils se rendaient jusqu’à la plage de l’Escalet, une fois par mois hors lune blanche.

Jean-Charles Meyer, auteur et conteur.

Pour celui qui se définit plus comme un conteur que comme un historien l’intérêt est double : »l’idée, c’est de vivre ce qu’il s’est passé, de marcher dans leur pas. Je leur parle non seulement de la résistance, de ce que je sais mais je veux aussi transmettre, il y a un passé ancré en Provence, il faut le ressortir et en parler » explique le retraité de la gendarmerie.

La grande Histoire en Provence

La balade de ce 27 mai, journée nationale de la Résistance était une première, le coup d’envoi d’une nouvelle offre pour l’office de tourisme de Ramatuelle. « Quand M. Meyer m’a proposé cette idée, j’ai dit « banco » tout de suite! On a des jeunes retraités, des familles, bientôt des touristes qui sont intéressés » explique Bruno Caïetti, directeur de l’office de tourisme. 

Je pense sincèrement que ça peut plaire aux touristes. On reçoit beaucoup d’Américains, d’Anglo-saxons, d’anciens militaires étrangers. L’histoire de la Seconde Guerre mondiale intéresse particulièrement ici, notamment par le débarquement de Provence. Le souvenir est vivace.

Bruno Caïetti, directeur de l’office de tourisme.

Pour le conteur passionné par les sous-marins et la résistance, on a oublié cette période de l’histoire en Provence. « En 1942, il y a eu un sabordage à Toulon, où cinq sous-marins ont été pris pour cible. Le Casabianca a pu se sauver et venir à Ramatuelle! On n’en parle pas, autre chose, sur la plage de Pampelonne, connue aujourd’hui pour sa beauté, on a construit un aérodrome juste après le 15 août, jour du débarquement de Provence, ce n’est pas un hasard ! » s’exclame-t-il.

Dans les rues de Ramatuelle, un monument unique trône : le mémorial des anciens des services spéciaux de la Défense Nationale.

C’est un monument unique en France, inauguré en 1959, il est au centre du village varois.

© OT Ramatuelle

C’est un monument unique en France, inauguré en 1959, il est au centre du village et reflète le passé engagé de Ramatuelle.

Bruno Caïetti, directeur de l’office de tourisme.

Dédiés aux membres des services spéciaux et de contre-espionnage qui œuvraient depuis l’automne 1940 dans la clandestinité en France occupée. 320 noms sont gravés dessus, la plupart sont morts dans les camps de concentration.

La sculpture rend hommage aux femmes et hommes des services spéciaux de la défense Nationale morts pour la France.

La sculpture rend hommage aux femmes et hommes des services spéciaux de la défense Nationale morts pour la France.

© OT Ramatuelle.

« C’est le seul monument en l’honneur des gens des services secrets qui ont été assassinés, je suis content d’être à Ramatuelle et pouvoir transmettre ce passé » explique Jean-Charles Meyer.

Devoir de mémoire

Pour tous, c’est aussi un devoir, une histoire à transmettre, à perpétuer : « Comme toutes les communes de France, on est attachés à l’histoire et on essaie de se rappeler pour ne pas que cela se reproduise » confie le directeur de l’office de tourisme. 

Je me sens investi, j’ai cette volonté de transmettre, ça fait 33 ans que je suis à la retraite et que je m’intéresse à l’histoire des gens. J’aime raconter des anecdotes, je les connais parce que j’aime parler aux gens, gratter dans les archives.

Jean-Charles Meyer, conteur.

Au-delà du côté historique, c’est aussi l’occasion de découvrir la ville autrement pour le directeur de l’office de tourisme : « Il y a plusieurs intérêts, si on aime la rando, la mer et les histoires, c’est une bonne opportunité » conclut-il.

La balade est ouverte à tous et gratuite. Les inscriptions se font sur le site de l’office du tourisme et de la culture de Ramatuelle. 





Source France 3

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