le train de la Coupe du Monde s’arrête en gare de La Rochelle


Parti le 7 septembre de Paris, ce train promotionnel parcourt l’Hexagone et fait étape dans 23 villes. L’objectif est avant tout de convaincre le grand public de l’intérêt économique d’accueillir cet événement planétaire.

Personne ne connaît encore le terminus d’une saison rugbystique bien mal embarquée. Avec la crise du coronavirus, c’est toute l’ovalie qui déraille. A La Rochelle, ce week-end, le stade Marcel Deflandre devait accueillir le Racing 92 pour la troisième journée de Top 14. Ca sera pour une autre fois. Maudit COVID. Alors si demain est encore incertain, pourquoi ne pas se projeter plus loin ? Car, on l’avait presque oublié, dans ce fameux « monde d’après », en 2023, la France acceuille la coupe du monde de rugby, la dixième du nom. All Blacks, Wallabies, Quinze de la Rose… Ils seront tous là. Et pour être sûr de ne pas arriver en retard, le comité d’organisation est donc monté dans un train un peu particulier. 
 

En gare de La Rochelle, quelques passagers ont embarqué dans ce convoi de cinq wagons transformés en musée promotionnel du ballon ovale. On peut y voir la Coupe du monde, enfin une réplique… On y croise de vieilles connaissances en quadrichromie grandeur nature comme Michalak ou Chabal. On peut même commencer à s’entraîner à chanter les hymnes nationaux des équipes engagées. Mais l’objectif de cette tournée ferroviaire va au-delà de la simple publicité de ce prestigieux rendez-vous international.

 


© S. Poirier – France Télévisions

 

L’objectif de ce train, c’est d’abord de rappeler aux gens qu’il y a une coupe du monde de rugby en 2023 et comment elle va se dérouler. Mais c’est aussi de présenter la vocation sociale qu’a cette coupe du monde car, au-delà d’un grand événement planétaire, nous avons la conviction qu’il doit y avoir des retombées positives dès maintenant sur l’ensemble des territoires.

Hugues Esquerre, Directeur de l’administration de France 2023

Former 2023 apprentis dans les deux ans à venir

Car avec Campus 2023, c’est un sacré challenge que se sont fixés les organisateurs : former, d’ici à la Coupe du monde, 2023 jeunes âgés de 18 à 30 ans, dont 50 % de femmes, aux techniques d’encadrement et d’administration de clubs amateurs. Rien que ça. De bac + 1 à bac + 5, 80 CFA partenaires répartis sur l’ensemble du territoire vont acceuillir les apprentis. Ne reste plus qu’à transformer l’essai… Ce dont ne semble pas douter Nathalie Lanzi, vice-présidente de la région Nouvelle Aquitaine. Pour elle, cette coupe du monde est synonyme de créations d’emploi et de retombées économiques. 
 

C’est vrai qu’en ce moment on est un peu perturbé en cette période de COVID, mais je pense qu’en 2023, on peut aller très loin en terme de retombées économiques et touristiques. On va recevoir plusieurs camps de base. Du nord au sud et jusqu’à Poitiers, il y a du rugby partout donc ça doit aussi contribuer à faire « région ensemble ». Le rugby, c’est ce qui nous lie.

Nathalie Lanzi, Vice-présidente de la région Nouvelle-Aquitaine

Les amateurs de cadrage-débordement ou de placage cathédrale seront tentés de se rappeler qu’en 2007, le comité d’organisation avait promis des retombées économiques  qui se chiffraient en milliards d’euros. La réalité fut malheureusement quelques 23 trois fois inférieurs aux prévisions. Une troisième mi-temps un peu moins festive qu’anticipée donc. Mais foin des rabats-joie, l’ovalie française si morose cette année se réjouit d’accueillir les meilleurs équipes de la plante dans deux ans. Le train de la Coupe du Monde, lui, continue son périple et s’arrête lundi à Tours.

 





Source France 3

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