Malgré le coronavirus, les parcs animaliers et d’attractions d’Auvergne-Rhône-Alpes préparent la saison d’été


En région Auvergne-Rhône-Alpes, les grands parcs animaliers, d’attractions ou de loisirs avaient prévu d’ouvrir fin mars ou courant avril 2020. Mais la crise du coronavirus Covid 19 les oblige à garder leurs portes fermées. Tous leurs responsables ont écouté le Premier Ministre le 28 avril et se projettent déjà dans un avenir proche. « Ce qui est sûr c’est que les Français auront envie de se détendre, de sortir de la période de confinement et nos parcs sont particulièrement adaptés » précise Arnaud Bennet, le président du Syndicat National des Espaces de Loisirs, d’Attractions et Culturels et PDG du PAL à Dompierre-sur-Besbre dans l’Allier (620.000 visiteurs en 2019) « Nous proposons un maillage de l’hexagone qui va sans doute répondre à une envie de proximité pour ces prochaines vacances« .

Gérer l’accueil du public

Tout en reconnaissant que « Ce qui peut être envisagé fin avril est fortement conditionné par le civisme des Français et leur respect des règles sanitaires au cours des semaines à venir, le secteur travaille déjà sur des protocoles de sécurité qui seront autant de bonnes raisons de rouvrir » indique Arnaud Bennet. « Mais gérer des visites, c’est notre cœur de métier, non pas pour fliquer les gens mais pour leur donner des outils pour les aider à respecter les règles. D’autant qu’on accueille des familles ou groupes d’amis qui n’ont pas besoin de se distancier entre eux« .

Au Zoo-Safari de Peaugres dans l’Ardèche (310.000 visiteurs l’an dernier), Christelle Vitaud, la Directrice et vétérinaire estime « qu’il y a encore tellement d’inconnues que la présentation du plan de déconfinement n’a pas encore éclairées. Mais une réouverture mi-juin serait idéale. Ici on a une offre spécifique, le safari en voiture qui ne pose aucun problème d’accessibilité. Mais il faudra considérer les contraintes sanitaires et d’accueil pour mettre en face un prix qui couvre les frais« .

« On est obligés de changer, d’aller plus vite qu’on ne l’aurait imaginé » explique Jacques Galland, le secrétaire général de la société Kléber Rossillon qui gère 12 sites en France dont la réplique de la grotte Chauvet à Vallon-Pont-d’Arc (plus de 2 millions de visiteurs en 4 ans) et le train des Gorges du Doux dans l’Ardèche « Nos médiateurs-guides chargés des visites de la réplique de la grotte seront réaffectés. Ils géreront les flux et les conditions d’accueil et alors les visites seront pilotées par une appli sur smartphone. Dans le train, serons-nous soumis au port du masque comme dans les transports en commun ou pourrons-nous aménager la distanciation par groupes ? Et puis on va probablement encourager fortement la billetterie en ligne sur tous nos sites« .

Réouverture courant juin, les vacances d’été comme objectif

Pour Frédéric Goullet, Directeur Marketing à Vulcania dans le Puy-de-Dôme (325.000 visiteurs en 2019) « On avait un calendrier optimum cette année avec les vacances de Pâques en avril puis 3 ponts en mai. Ça on ne pourra pas le récupérer avant la fermeture le 1er novembre qu’on ne peut pas repousser car on a planifié des travaux. Mais on peut encore espérer sauver les meubles, on est les seuls en Europe sur ces thèmes de la nature, des volcans et de la planète« .

« L’enjeu c’est de réussir l’été » complète Frédéric Bonnichon, le président de Vulcania, « Si on nous dit assez tôt quand on va pouvoir ré-ouvrir, par exemple mi-mai pour juin, on va pouvoir anticiper, prévoir nos services, ça on saura le faire« .

Les deux mois d’été sont majeurs pour le PAL, « On fait le principal du chiffre d’affaires d’avril à septembre et je me projette de manière positive » dit Arnaud Bennet, « Ce secteur va rebondir, il y a une vraie mobilisation d’autant que nous sommes bien accompagnés par les mesures gouvernementales« .

Le retour des vacances en France ?

S’ils affichent tous cette apparente sérénité, c’est que nos vacances 2020 risquent bien d’être différentes des précédentes. Les professionnels du tourisme imaginent déjà que les déplacements seront moins nombreux et que les Français vont réinvestir le territoire national. « La nature, le développement durable, le tourisme local… on va jouer ces cartes-là » indique Jacques Galland.

Pour renouveler ses attractions, Walibi Rhône-Alpes conduit un plan d'investissement de 8 ans depuis 2015. / © Walibi Rhône-Alpes
Pour renouveler ses attractions, Walibi Rhône-Alpes conduit un plan d’investissement de 8 ans depuis 2015. / © Walibi Rhône-Alpes

« Hôtellerie, restauration, activités, tous les professionnels savent délivrer des prestations de qualité. Vulcania sera à même de confirmer son rôle de pôle attractif sur le territoire » précise Frédéric Bonnichon. « La situation peut être une opportunité pour les destinations régionales comme l’Auvergne, pour les faire redécouvrir. Depuis 2002 on est un élément important qui peut catalyser les flux de visiteurs pour que toute la filière touristique reparte en France. Quoi qu’il en soit on va continuer à leur proposer de l’évasion » conclut Frédéric Goullet.

 



Source France 3

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