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« on est plein à 80-90 % et on enregistre des réservations pour l’été »



Même si la météo n’est pas au rendez-vous pour ce long week-end, alternant entre éclaircies peu chaleureuses et giboulées…de mai, les Français ont l’air bien décidés à passer entre les gouttes ! Et l’Aquitaine semble plébiscitée pour ces premières virées post confinement.

Selon Anthony Demel, du Comité Régional du Tourisme : « 58 % des Français qui ont l’intention de partir sur le week-end de la pentecôte » et on espère qu’ils seront nombreux en Nouvelle-Aquitaine« .  Il explique que de »très forts pics de réservations ont été observés » suite aux annonces du gouvernement.

« Globalement pour le mois de mai, on cherche bien-sûr le littoral mais également la campagne. 95% des séjours se feront hors des villes. Ce qu’on cherche aussi particulière. Ces sont des lieux où on peut se retrouver notamment dans des gîtes, des maisons secondaires où on va pouvoir se retrouver en famille ou entre amis, ce qui n’a pas été possible ces derniers mois ».

Un bémol toutefois, même si la tendance est à la hausse, avec l’hôtellerie traditionnelle qui connaît moins de réservations que les gîtes ou les campings. Car le secteur hôtelier a eu beaucoup de difficultés avec la fermeture des restaurants. « Avec cette ouverture des terrasses le 19 mai, c’est une bouffée d’air frais« .

72 % des Français ont décidé de partir cette été  alors que 52 % seulement ont pu le faire l’an dernier, c’est très positif selon lui. Et les gens, on le voit, sur les plateformes de réservation, commencent vraiment à se projeter.

Besoin d’air et de nature

D’après Michel Durrieu, directeur général de Utopia international, le « camping nature », implanté sur neuf sites néo-aquitains (des îles charentaises aux Landes en passant par le Médoc, Arcachon et la Dordogne) : « c’est clair que la tendance et la volonté des personnes, actuellement, c’est de sortir de chez eux, des villes, d’avoir de l’espace, de la nature, de pouvoir se retrouver en famille entre amis. On a une très forte demande sur les campings et sur les prochains week-ends, on est pratiquement pleins partout ! » explique-t-il dans un sourire.

Il ajoute même que les réservations d’été se sont accéléré « ça fait un peu de bouchon » car « effectivement, les gens réservent pour ces prochains week-end mais massivement pour cet été. Et on voit aussi les Européens de proximité revenir : on a plus de 1000 réservations pour la fin du mois de mai de clientèle néerlandaise et belge. Les Allemands sont encore un peu frileux. Les Anglais sont encore en attente de savoir comment ils vont pouvoir venir et les Espagnols commencent à retraverser la frontière« . 

Selon lui, la Nouvelle Aquitaine profite de cette tendance, ce besoin d’espace et de nature avec ses destinations privilégiées (mer, forêt, montagne). Et ce, malgré les restrictions sur les accès aux sites de restauration, lieux culturels et de spectacles. 

Cette année encore, d’après Michel Durrieu la région va offrir à des familles (selon un barème établi par la CAF) des chèques tourisme, soit près de six millions vers ces familles. Il explique que les structures doivent faire évoluer leur offre également parce que beaucoup, compte tenu de la crise, ne pourront pas consommer ce tourisme comme d’habitude. « Ce sont des personnes qui partent en général à proximité. Donc, quand on les aide, c’est le tissu économique local qui en profite« . 

« Un sursaut de la fréquentation  » en Médoc

Sur le littoral médocain, c’est l’effervescence « depuis le week-end du 8 mai et sur celui maintenant de l’Ascension« .

Une tendance confirmée donc par le Directeur de Médoc Atlantique, l’office de tourisme. C’est un sursaut de fréquentation et « le dernier avait eu lieu au moment des vacances de février. On a atteint des niveaux de fréquentation historiques pour des vacances de février.

Les week-ends  ont été pris d’assaut semble-t-il : »pour ce 8 mai on était à 60%, pour le taux de remplissage des locations de vacances, sur l’ensemble des destinations » (de Lacanau, Hourtin à Montalivet et Soulac, NDLR). Il en est de même pour l’Ascension. C’est le type d’hébergement le plus demandé, notamment des locations de grande capacité permettant de rassembler les familles et les amis.

En revanche, il explique que les campings médocains, qui sont également sollicités, avaient différé leur réouverture avant les annonces gouvernementales. Par manque de visibilité pour le mois de mai mais également par manque de personnel saisonnier car le « déshivernage » est lourd.

C’est pourquoi certains ne rouvrent que ce week-end de l’Ascension et qu’il y aura du monde en Médoc « Bison futé voit orange et rouge, ce week-end. C’est des couleurs qu’on n’aime pas trop voir habituellement, mais là… »

« Pour l’été, à partir du 10 juillet, on a déjà des taux de réservations qui sont dignes de ceux de 2019. Aujourd’hui, on a tous les voyants qui sont au vert ! » De quoi rassurer les professionnels parce qu’il le rappelle également : « 2020 était la, pire année dans l’histoire du tourisme, dans le monde et partout ».

Au pays basque

« Depuis l’annonce du 29 avril, tout s’est déclenché » raconte Pantxika Labrouche de Office de tourisme d’Anglet. Elle aussi observe, pour l’Ascension  déjà et pour l’été, cette hausse soudaine des réservations même si, compte tenu de la météo, beaucoup se font jusqu’à la dernière minute, ces derniers temps.

50% de l’offre d’accueil est ouvert avec 60-70 % de taux d’occupation qui peut évoluer jusqu’à 80-90%, selon son expérience, si les gens se décident plus tard.

« On voit vraiment un engouement pour les activités de plein-air. Et à Anglet, on est une porte d’entrée idéale avec un littoral étendu, une forêt et des possibilités d’activités de plein air : vélo, course à pied, la marche… et on sent que les gens en ont besoin ».

Qui sont ces touristes du week-end ? « Beaucoup de citadins mais aussi des touristes de proximité, des Toulousains, des Bordelais, parce que la durée de déplacement compte pour un week-end même si la LGV est là en deux heures… On a aussi beacoup de Parisiens qui ont des résidence secondaires…« 

Et le moral, chez les professionnels? Pour Pantxika, le climat était très morose mais à l’annonce du 29 avril, « c’était déjà un grand soulagement ! Et « on sentait que la saison était lancée ».





Source France 3

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