Plan tourisme : les 18 milliards d’aides ne suffisent pas à rassurer les professionnels en Bretagne



Depuis le début de la crise, les professionnels ont pu bénéficier de plusieurs mesures d’urgences. « La quasi-totalité du secteur à recours au chômage partiel et 6,8 milliards de PGE (Prêts Garanties par l’Etat) ont lui été accordé (10% du total des PGE) »,  rappelait ce jeudi 14 mai par le Premier ministre à l’issue d’un comité interministériel dédié au tourisme. L’objectif était de « limiter les faillites et les licenciements ». Aujourd’hui, il faut, dit-il, « accompagner à la fois la reprise, puis la relance  » d’un secteur sinistré.
 

Un plan « Marshall » de 18 milliards

Pour cela, le gouvernement, en lien avec les professionnels du tourisme a décidé e mettre en place toute une batterie de nouvelles décisions économiques. Il y est question chômage partiel, de prêts garantis par l’Etat, d’exonérations sociales ou encore de reports d’impôts… Au total, le plan s’élève à 18 milliards d’euros. « Un engagement sans précédent », a souligné Edouard Philippe mais qui ne suffira pas, estime Karim Khan, président de l’UMIH Bretagne.

« Je pense qu’il ne va pas assez loin. Une bonne partie de l’aide c’est du prêt. Les entreprises se sont endettées pour pouvoir sauver leur trésorerie, on leur demande de s’endetter à nouveau pour pouvoir sortir la tête de l’eau et financer la relance. Ça va être très très difficile », explique-t-il.

D’autant plus difficile que les discussions concernant les protocoles sanitaires auxquels devront se plier les professionnels du tourisme se poursuivent.
 

Un désaccord subsiste : la contrainte pour chaque établissement accueillant du public de consacrer 4 mètres carrés de surface par client.

« Cela ampute énormément de notre capacité d’accueil et donc notre capacité à dégager du chiffre d’affaires », s’inquiète le président de l’UMIH Bretagne. « C’est inconcevable. Il faut qu’on trouve un point d’entente. Si le ministre de la santé reste sur cette position, bon nombre d’établissement ne pourront pas ouvrir », prévient Jean-Virgile Crance, président du Groupement National des Chaînes Hôtelières.

Un nouveau rendez-vous est fixé au 25 mai. Pour confirmer la date d’ouverture des cafés et restaurants initialement prévue le 2 juin, « dans les départements verts ». D’ici là, « Il faut que notre capacité à contenir l’épidémie soit confirmée », tenait à préciser Edouard Philippe. Les professionnels du tourisme devraient également être fixés sur les protocoles sanitaires à suivre pour accueillir leurs clients.
 

Des vacances pour tout le monde en juillet et août

Car, c’est une bonne nouvelle pour la Bretagne où le toursime emploie plus de 57 000 salariés et génère 4,6 milliards de retombées économique. Les Français pourront partir en vacances en France cet été. Ils peuvent même, d’ores et déjà, commencer à organiser leurs voyages et séjours. Les acteurs du tourisme s’étant, assurait-il, « engagés à rembourser intégralement les réservations en cas d’annulation liée au covid. » Ce que bien sûr, personne ne souhaite. 



Source France 3

Autres articles

L’agritourisme a le vent en poupe en Corse

adrien

4 idées d’activités insolites pour votre week-end

adrien

Gap dans le top des villes les plus sportives de France !

adrien

Un bon été malgré la Covid-19 pour le tourisme en Aquitaine

adrien

les viticulteurs veulent relancer la vente des vins après la crise du Coronavirus

adrien

REPLAY. Culminant à 1912 m d’altitude, le Mont Ventoux offre un panorama sans égal sur les Alpes et la Provence

adrien