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respirez, voici la signature olfactive de la cité phocéenne


Une Québécoise a inventé le parfum de Marseille. Audrey Bernard l’a créé pour l’office de tourisme. Il peut être diffusé dans un intérieur ou pulvérisé en nuage sur une taie d’oreiller. Une signature olfactive, un souvenir de vacances, une bouffée de Marseille en cas de manque subit.

Quel parfum pour Marseille ? Fermez les yeux et laissez venir les senteurs. Pas de mauvais esprit, les odeurs de poubelle sont créées par la main de l’homme. Nous allons les exclure…

Trois parfums ont été proposés et notés par des hôteliers marseillais. Deux évoquaient la garrigue, le troisième la mer. C’est la mer qui l’a emporté. La mer, le sable, l’huile solaire et une pointe d’anis pour évoquer le pastis.

Les autres versions avaient des notes de thym et de romarin, entre autres.

La création s’appelle « Comme un air de Marseille ». Sa créatrice, Audrey Bernard, a déjà conçu un parfum pour la ville de Montréal. Pour se faire, elle se base sur la mesure des émotions.

Qui n’a pas ressenti le puissant effet de l’odorat sur notre mémoire ? Quand vous entrez dans une cave, une odeur de moisi, de terre, de poussière peut vous renvoyer en un éclair à votre enfance et vos grands-parents.

Si vous croisez dans la rue le parfum inattendu d’un être cher, vous ne lui sautez pas au cou, vous ne vous évanouissez pas. En apparence du moins, car vous êtes bien bouleversé.  

Mer, soleil, anis

© Boris Horvat / AFP

Lorsque Audrey Bernard vient pour la première fois à Marseille, elle sort du métro au Vieux-Port et ressent un éblouissement. Elle le met en flacon. 

« Ce fut une aventure unique autour d’une ville passionnante, car nous voulions sortir des sensations stéréotypées et capturer l’essence même de l’énergie qui se dégage de Marseille, aujourd’hui », témoigne la fondatrice de Stimulation Déjà Vu. 

En faisant plus ample connaissance avec la Provence, elle décide d’ouvrir un laboratoire à Carpentras, réplique de son laboratoire québécois. Le laboratoire fonctionne depuis le mois d’avril.

Ce projet de parfum, monté dans la joie et la bonne humeur, a été vite calmé par l’apparition du Covid. Tout a ralenti. Le lancement a été annulé. Des Marseillais ont perdu l’odorat.

Quand tout devient âcre dans la bouche, quand l’omelette aux truffes sent l’ammoniaque, c’est ce qu’on appelle la parosmie, la fausse perception des odeurs. Elle nous rappelle la puissance de ce sens. Le petit parfum marseillais n’est pas prescrit contre ça.

Dosé en 100 millilitres pour correspondre aux valises et mesures de sûreté des aéroports, le parfum d’ambiance est vendu à l’office de tourisme. Attention aux effets secondaires, il est plein d’émotion.

 





Source France 3

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