un « classement stigmatisant », Olivier Richefou en veut à l’ARS



La décision de la Belgique de blacklister la Mayenne des destinations de vacances est perçue comme « injuste et stigmatisante » par des élus du conseil départemental. Nous avons recueilli leurs réactions.

D’habitude, quand on compare la Mayenne à la Suisse, Olivier Richefou, le président du conseil départemental, est plutôt flatté…
Mais là, le classement édicté par le gouvernement belge sur les destinations à proscrire pendant les vacances (dont Genève et un seul département français, le sien !) l’a mis en rogne. 

Je suis furieux ! c’est une très mauvaise idée de nous cataloguer ainsi. J’ai déjà dénoncé la politique de l’ARS qui prétend dépister tous les Mayennais. Il est évident que plus on dépiste, plus on trouve de cas. En l’occurrence, depuis une semaine notre taux de positivité ces sept derniers jours est de 2,6%. En Sarthe ils sont à 2,4%. Certes, au début du mois de juillet nous étions à 9% mais depuis les choses ont changé.

Pour le président du Conseil Départemental de la Mayenne, la Belgique ne fait que suivre les publications, qu’il juge alarmistes, de l’Agence Régionale de Santé. 

« Plus qu’ailleurs nous sommes pris dans une machine administrative infernale. Nous avons dépisté 25 000 personnes sur 300 000. Je ne nie pas que le virus circule mais mais nous n’avons aucune personne en réanimation et depuis le début de la crise, nous ne comptons que 45 décès. L’ARS a voulu faire de la Mayenne un département test…et voilà le résultat » tonne Olivier Richefou qui poursuit « Je n’en veux aucunement aux belges qui a été le pays européen le plus durement marqué par la crise en terme de mortalité par habitant, j’en veux à l’ARS ».

L’annonce du gouvernement belge est perçue comme d’autant plus stigmatisante que « toutes les précautions sont prises pour éviter la propagation du virus » précise Olivier Richefou, qui salue au passage la décision du préfet d’imposer le port du masque dans les 69 communes des 8 bassins de vie où on été decouverts des foyers de contamination. 

Mauvais pour l’image, plus que pour la fréquentation actuelle

« Pour nous, c’est sévère et injuste« , renchérit Joël Balandraud, président de Mayenne Tourisme. Car, nombreux sont les belges qui aiment venir passer leurs vacances en Mayenne, adeptes d’un tourisme rural. Au vert et au calme.

« La clientèle- nuitées étrangères chez nous, c’est 16% des nuitées. Les anglais sont habituellement les plus fortement représentés, suivis de près par les touristes de l’Europe du nord (Néerlandais, belges, allemands) nous indique Joël Balandraud, qui relativise. En ce moment comme partout en France, la clientèle étrangère est absente. Ce classement est donc stigmatisant pour un enjeu relativement peu important »

Il jette néanmoins l’opprobre, selon l’élu, sur les acteurs du tourisme. 

« Les cas positifs concernent des clusters et milieux professionnels bien connus (agroalimentaire puis les foyers accueillant les salariés de ces entreprises). La contamination n’affecte pas le tourisme dont les acteurs mettent en place toutes les mesures pour accueillir tout le monde dans les meilleurs conditions possibles » tient-il à préciser

Les élus du département espèrent que ce classement sera vite oublié et qu’il n’aura pas non plus d’incidence sur les touristes français qui ont choisi la Mayenne, faute de pouvoir, eux aussi, passer leurs vacances à l’étranger.



Source France 3

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