Un nouveau site troglodyte ouvert à la visite en périgord : le Fort de Tayac


Ancien siège du musée de la spéléologie, le site était fermé au public depuis plus de 10 ans. Son propriétaire Jean-Max Touron a décidé de le rouvrir, convaincu par une guide-conférencière passionnée par le lieu et son histoire. Un site occupé depuis la préhistoire jusqu’à très récemment.

« Je suis un collectionneur de falaises » sourit Jean-Max Touron, propriétaire, bien connu en périgord, d’une dizaine de sites préhistoriques comme la Roque-St-Christophe, la maison forte de Reignac ou encore le roc de Cazelle. Ce fort du Roc de Tayac, « je l’ai acheté car il était en vente » dit-il simplement. « Je n’avais pas du tout l’intention de l’ouvrir à la visite. Il y avait des consolidations à faire, je l’ai sauvegardé« . 

 

Jean-Max Touron et Marie Calonne au Fort du Roc de Tayac

© W.Redonnet/F3Aquitaine

 

C’est une guide-conférencière passionnée par le périgord et ses richesses historiques qui l’a convaincu de permettre au grand public d’y accéder. « Elle m’a demandé de pouvoir y faire des visites et y amener ses clients. Elle est tellement passionnée que j’ai tout de suite dit oui sans réfléchir deux secondes« .

 

Le Fort du Roc de Tayac surplombe la Vézère. Le site a été le théâtre de nombreux assauts pendant les guerres franco-anglaises.

Le Fort du Roc de Tayac surplombe la Vézère. Le site a été le théâtre de nombreux assauts pendant les guerres franco-anglaises.

© C.Michelland/F3Aquitaine

 

 

Le Roc de Tayac surplombe la Vézère et l’axe Les Eyzies – Périgueux, une route extrêmement empruntée. Il fut dernièrement le siège du musée de la spéléologie. Avant cela, à la fin du 19e siècle et début du 20e, le puisatier Gabriel Galou, figure du périgord, y installa une auberge comme en témoignent des cartes postales de l’époque.

« Gabriel Galou l’achète en 1895, va y vivre et y créer une auberge, « l’Auberge du Paradis ». En 1912, victime du succès il doit déménager pour laisser les visiteurs y séjourner. Il avait installé un plancher en bois ici dans la salle principale pour en faire une salle de banquet où les gens pouvaient danser ! » raconte Marie Calonne.

 

Une carte postale du début du 20e siècle montre la salle de banquet installée dans le Fort du Roc de Tayac par son propriétaire Gabriel Galou qui y avait ouvert "l'Auberge du Paradis".

Une carte postale du début du 20e siècle montre la salle de banquet installée dans le Fort du Roc de Tayac par son propriétaire Gabriel Galou qui y avait ouvert « l’Auberge du Paradis ».

 

Au Moyen-Age, le Fort commandait un droit de passage, une sorte de péage sur la rivière et a été le théâtre de nombreux assauts pendant les guerres franco-anglaises. Il a sans doute également servi d’abri pendant la préhistoire, à l’image des nombreux autres sites troglodityque de la vallée de la Vézère.

C’est toute ce passé que Marie Calonne se plaît à transmettre pendant les visites qu’elle organise. 

Un post facebook publié par Marie Calonne après une visite à la veille de Noël

Un post facebook publié par Marie Calonne après une visite à la veille de Noël

Elle les propose sur rendez-vous pendant ces vacances de Noël à cinq visiteurs maximum afin de respecter les mesures sanitaires.

Regardez le reportage de Maria Laforcade et Wilfried Redonnet qui se sont rendus sur le site du Fort de Tayac :

Un nouveau site troglodyte ouvert à la visite en périgord : le Fort de Tayac

 

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Source France 3

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